santé, bien-être

Comment traiter la spasmophilie

Peut-on guérir la spasmophilie ?

Comment traiter la spasmophilieDans le précédent article qui posait la question de savoir comment traiter la spasmophilie  nous avons également vu qu’il faut garder à l’esprit que, comme n’importe quel trouble, il peut être plus ou moins important selon les individus et nécessiter des moyens différents et, pour certains cas, exiger plus de temps .

La « minéralisation » ne suffit pas ; elle permet seulement de soulager les symptômes de la spasmophilie et en aucun cas d’en guérir. Il convient, malgré tout, de repérer dans un premier temps les substances susceptibles d’aggraver la spasmophilie ; café, alcool, certains médicaments etc..

Le spasmophile étant un hypersensible, il ne lui est pas très difficile de faire le lien entre certaines substances, y compris dans l’alimentation, et l’aggravation des symptômes qu’il connait.

Réapprendre à respirer

Le spasmophile respire mal et de manière incontrôlée. Rien de tel pour retrouver son équilibre que de respirer profondément et calmement. La respiration est une fonction à la fois consciente et inconsciente ; en agissant sur la respiration, nous agissons directement sur le système nerveux. Une respiration calme induira forcément détente et équilibre. Ce qui importe pour se libérer de la spasmophilie est de pratiquer cet exercice très souvent, au moins une fois par jour.

Très simple à exécuter : il suffit de s’allonger et de respirer profondément et calmement par le ventre pendant 10 à 15 mn jusqu’à ce que le corps prenne le relai. Cette pratique va libérer le trop plein de pensées qui vont graduellement se calmer.

Comment traiter la spasmophilie par la relaxation

La relaxation est réellement une des principales indications dans le traitement de la spasmophilie car l’une des grandes difficultés que rencontre le spasmophile, c’est la gestion de ses émotions. Toutes les études faites sur le sujet ont démontré que la relaxation était une excellente pratique pour apprendre à maîtriser ses émotions.

De plus, l’état de relaxation a un effet direct sur le système parasympathique.

L’idéal est d’apprendre à maîtriser soi-même cette technique pour y recourir, ensuite, en toute autonomie, sans avoir à dépendre d’un tiers, d’autant plus que le cours offre cet avantage d’ancrer la pratique dans son quotidien et de développer des réflexes sur le long terme.

A éviter à tout prix quand on souffre de spasmophilie

Tout ce qui rajoute à l’excitation et peut perturber davantage le système nerveux, comme les sports extrêmes ou violents. Faire du sport mais dans le plaisir et la détente. Eviter les fatigues excessives donc les sports qui peuvent amener à l’épuisement.

Le travail de nuit ou en changement de poste aggravent la spasmophilie.

Les jeux sur ordinateur et l’exposition prolongée devant un ordinateur sont contre-indiqués.

La caféine et la théine sont évidemment à proscrire, tout comme l’excès de viandes rouges et bien évidemment, l’alcool.

Le spasmophile a besoin de calme

Rien de tel qu’une promenade dans la nature. La natation, la détente, tout ce qui contribue à mettre la personne dans l’instant, dans le corps.

Psychothérapie, oui mais …

Comment traiter la spasmophilie avec la psychothérapie. La psychothérapie est bien sûr une aide pour traiter la spasmophilie. Cependant, il faut éviter les thérapies régressives ou émotionnelles, car revivre des chocs n’est vraiment pas utile. Souvent le spasmophile manque de structures : il a besoin d’une aide, d’un accompagnement.

Le développement personnel, si la démarche respecte l’individu et avance progressivement, est une excellente indication pour soigner la spasmophilie.

Médecine chinoise, ostéopathie …

Toutes les méthodes qui visent à rééquilibrer sur le plan nerveux et énergétique sont de bonnes méthodes pour traiter la spasmophilie. Même si elles ne peuvent guérir mais juste apporter un soulagement, ces démarches sont réellement à prendre en considération.

Plantes relaxantes, oui mais …

Passiflore, escholsia, aubépines, camomille et beaucoup d’autres plantes contribuent à l’apaisement du système nerveux ; pour cela, consultez un praticien qui connait bien le domaine. Mais refusez la valériane, car il s’agit d’un dépresseur qui, donc, entraîne une atonie du système nerveux !

Les antidépresseurs ne sont pas du tout adaptés aux spasmophiles ; malheureusement, il est fréquent que l’on prescrive ce genre de médicaments parce que la spasmophilie est encore très mal connue et surtout très mal comprise.

Conclusion

Dans la plupart des cas, la spasmophilie demande beaucoup de temps pour être guérie car elle nécessite des remises en question dans la manière de vivre mais aussi de penser et se gérer. Mais une bonne hygiène de vie et une meilleure compréhension de soi-même peuvent venir à bout de ce trouble.


6 réflexions au sujet de « Comment traiter la spasmophilie »

  1. verdet fina josephine

    Merci Bruno pour cet article, mon petit-fils a un souci de ce côté là, je vais pouvoir l’aider en l’accompagnant à travers ces exercices, et mettre ces articles, ces bons conseils à sa maman.
    Grand merci encore

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  2. stef

    Bonjour,
    merci pour ce très bon article sur la spasmophilie. Je peux témoigner de mon cas personnel.
    J’ai été très handicapé par de fréquentes crises de tétanies de l’âge de 16 ans à 28 ans. A la fin d’un stage de méditation, j’ai rencontré un praticien en thérapies psychocorporelles qui m’a proposé de travailler avec lui sur la base d’une technique d’hyperventilation inspirée du Rebirth. Après 3 scéances (mémorables !), ma spasmophilie ne me gênait plus. Au cours d’autres pratiques de thérapie ou de développement personnel j’ai vu ressurgir les symptômes qui m’ont montré que cela venait de très loin.
    Tout cela tournait autour de mémoires d’accouchement difficile, de peur de la noyade, etc et j’ai vu nettement lien entre l’état spasmophile et les blocages respiratoires inconscients : mal respirer (en particulier la nuit dans l’inconscience du sommeil) et garder des muscles tendus entraine progressivement une acidose métabolique et un épuisement de la réserve alcaline car le gaz carbonique est un acide (d’ou le rôle du magnésium). La reprise d’une respiration forte, par le stress ou les rires peut déclancher une crise de tétanie (d’ou le système qui consiste à faire respirer la personne en crise dans un sac en plastique pour limiter sa respiration et bloquer la crise).
    On peut donc être soulagé de la spasmophilie par des thérapeutique bien ciblées, et même en guérir si l’on a la motivation (et la chance aussi) d’arriver à sortir le complexe émotionnel et métabolique qui en est la cause.
    C’est tout le bien que je vous souhaite.

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  3. Forner

    Moi je suis également spasmophile dû à une petite fibromialgie et cela m’handicape beaucoup. Pourtant je fais de la relaxation, du yoga, du qi qong.du tai chi.du Pilate ainsi que du stretching et pourtant cela dure toujours et l’angoisse beaucoup de cet état qui dure depuis plusieurs mois. Et je fais également de la marche rapide. J’aime rire mais moins depuis que cette maladie me dévore.

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  4. FBiaf

    moi non plus je ne comprends pas cette précaution avec la valériane, et après avoir fait des recherches, je n’ai d’ailleurs rien trouvé à ce propos…

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  5. Anja

    Maîtriser ses émotions ces facile à dire, au début je ne rends pas compte de la gravité de cette maladie jusqu’à ce qu’il me perturbe dans la vie quotidienne. Chaque fois que je suis seul, j’ai toujours une crise d’angoisse, une sensation d’insécurité par conséquent le rythme cardiaque accélère et le problème de maîtriser ses émotions à fin de le calmer s’avère être difficile. j’aimerais savoir s’il y a une technique pour s’en sortir cette maladie qui et est peut être psychologie ou biologique.

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